Fabrication d'arc

Rareté élevée
Absence de diplôme ou certification
Absence de formation
Faible nombre de détenteurs
Bois
Le facteur d’arcs conçoit et fabrique à la main des arcs sur mesure en sélectionnant et assemblant des bois adaptés afin d’obtenir performance, stabilité et confort de tir.

Description du savoir-faire

  • Si l’utilisation de l’arc, pour la chasse ou la guerre, est attestée sur la plupart des continents ; en Europe, son développement a lieu pendant le Moyen-Âge. L’apparition du longbow anglais marque cette période, notamment lors des batailles de Crécy et d’Azincourt.

    A partir du XVIe siècle, l’arc est progressivement supplanté par les armes à feu. Sa pratique se maintient dans le cadre du loisir, avant de devenir une discipline sportive. Avant la Révolution, le tir à l’arc est l’apanage des nobles, regroupés en « compagnies de chevaliers du noble jeu de l’arc ». Dissous après 1789, ces groupes se reforment sous divers noms au cours du XIXe siècle ; principalement pour organiser des concours festifs.

    Une première Fédération voit le jour à l’occasion des Jeux Olympiques de 1900. De nos jours, la discipline est représentée par deux fédérations : la Fédération Française de Tir à l’Arc (FFTA) affiliée aux Jeux Olympiques et la Fédération Française de Tir Libre (FFTL) spécialisée dans les parcours nature.

    La chasse à l’arc demeure pratiquée en France, où elle est légalement encadrée depuis le décret de 1995.

    Sources :

    L’Archerie, Musée de l’archerie & du Valois https://www.musee-archerie-valois.fr/2021/09/01/larcherie/

    Fédération Française de Tir à l’Arc https://www.ffta.fr/la-federation/linstitution/notre-histoire 

  • Le facteur d’arcs réalise des pièces uniques, adaptées aux besoins de l’archer.
    Les arcs peuvent être employés pour des compétitions sportives, la pratique de la chasse, des reconstitutions historiques ou plus rarement en tant qu’objet décoratif.

    L’arc doit être adapté au tireur, notamment selon sa morphologie et son allonge.

    Il existe trois types d’arcs :

    • Les arcs droits
    • Les arcs recurves ou classiques
    • Les arcs à poulies ou compound

    Actuellement en France, aucun facteur ne réalise d’arcs à poulies.

  • Le matériau principal est le bois. Plusieurs essences peuvent être utilisées comme le frêne, l’if, l’orme ou l’érable.

    Pour certaines parties de l’arc, d’autres matériaux peuvent être employés comme le bambou, le carbone ou le cuir.

    Pour la réalisation d’arcs de types orientaux traditionnels, les facteurs ont recours au bois, à la corne et au tendon, qui sont généralement assemblés à la colle animale.

    La corde est traditionnellement réalisée en fibres naturelles, mais de nos jours elle est majoritairement en fibres synthétiques.

  • Avant de commencer la fabrication proprement dite, le facteur d’arcs sélectionne l’essence de bois. Il peut éventuellement le choisir sur place en forêt. Après avoir été coupé et fendu, le bois est mis à sécher.

    Le facteur réalise l’arc en fonction de l’archer notamment de son allonge, de la force de l’arc et du modèle souhaité.

    Le facteur trace la forme de l’arc sur la pièce de bois, puis il taille progressivement le bois avec une plane – outil permettant de travailler en respectant le fil du bois, en particulier sur le dos de l’arc et éviter de le fragiliser.

    Une fois la forme de l’arc réalisée, il procède à son équilibrage. L’épate consiste à ajuster la flexion des branches de l’arc. Pour cela on utilise une corde qui relie les extrémités de l’arc et avec laquelle on va pouvoir effectuer des tractions pour vérifier et au besoin corriger l’équilibrage de l’arc. L’équilibrage effectué, l’arc est prêt à tirer quelques flèches afin de s’assurer de son bon fonctionnement.

    Enfin le facteur réalise les finitions, comme des éléments sculptés, gravés ou peint.

Environnement économique

    La facture d’arc est un marché de niche. Les artisans se positionnent sur du haut-de-gamme.

    La production se fait généralement à la commande, la clientèle étant composée de professionnels et autres pratiquants, dans les diverses disciplines : loisirs, compétitions, chasse.

Formation

    Il n'existe pas de diplôme spécifique à ce savoir-faire, qui s'acquiert uniquement auprès de professionnels.
    Des formations au travail du bois, comme l’ébénisterie ou la menuiserie, peuvent cependant constituer une base technique.