Fabrication de paillettes

Rareté élevée
Absence de diplôme ou certification
Absence de formation
Faible nombre de détenteurs
Autre
La paillette est un produit manufacturé. La fabrication consiste à produire des paillettes destinées principalement à la broderie, à l’ennoblissement textile et à la passementerie, à partir de matières synthétiques d’origine végétale ou dérivées du pétrole.

Description du savoir-faire

  • La paillette serait arrivée à Paris vers 1869. La capitale devient le principal fournisseur de paillettes.

    En 1914, la France comptait ainsi 70 fabricants. Malheureusement, de nombreuses manufactures ferment entre les deux guerres et dans les années 50, il ne restait qu’une dizaine de manufactures en France.

  • L’activité consiste à fabriquer des paillettes destinées notamment aux créations de broderie et de passementerie.

    La production repose sur la réalisation d’une grande diversité de formes, de couleurs, de tailles et d’effets visuels. La fabrication consiste dans le découpage par poinçonnage des matières.

    Les paillettes peuvent être plates ou en volume, mesurer de 1 à 98 mm et prendre des formes variées telles que des étoiles, des rectangles ou des carrés, mais aussi des feuilles, des plumes… La dernière manufacture française compte près de 5000 formes différentes.

  • La fabrication utilise principalement trois matériaux :

    • L’acétate de cellulose est une matière issue de fibres de coton ou de bois. 
    • Le PVC (sans phtalate) et le polyester pour les aspects métalliques.

    En France, la dernière manufacture utilise le PVC, plus malléable que le polyester, pour remplacer les acétates de cellulose métallisés dont la production s’était arrêtée dans les années 1980.

    Les opérations de vernissage font également intervenir des vernis constitués de résines naturelles, de colorants et de solvants.

  • La matière est d’abord préparée par le vernissage. Elle est soit déroulée et vernie sur une machine automatique, soit découpée en feuilles puis vernie à la main. La composition du vernis est élaborée manuellement afin d’obtenir la couleur recherchée. La formule du vernis doit aussi être adaptée aux paramètres météorologiques, car la cellulose est un matériau sensible aux variations.

    Après vernissage, les rouleaux peuvent être lustrés ou glacés pour créer différents rendus visuels.

    Le façonnage repose sur l’utilisation de moules anciens comportant des poinçons qui donnent leur forme aux paillettes. Ces moules, en acier trempé, sont montés sur des machines automatiques ou sur des machines manuelles à balancier. Puis un effet de presse vient découper les formes dans la matière.

    Finalement, les paillettes sont contrôlées individuellement puis mises en écheveaux.

Environnement économique

    En France, il n’existe plus qu’une seule entreprise, située en Normandie. La manufacture, outre un large catalogue de formes, regroupe tous les outils des anciennes manufactures depuis 1869.

    La clientèle est constituée principalement de maisons de haute-couture ou de prêt-à-porter de luxe, du monde du spectacle, mais aussi de couturiers et de brodeurs, de petits ateliers ou même d’écoles de mode et textile.

Formation

    Il n’y a aucune formation pour ce savoir-faire. Il s’acquiert en entreprise, auprès de professionnels.[JL3.1] Il faut par exemple de 3 à 6 mois pour maîtriser le découpage sur une machine automatique.