Fabrication de sabots
Description du savoir-faire
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On peut faire remonter l’origine des sabots à l’Antiquité avec les « socques » de bois
La fabrication de sabots en bois est très répandue du Moyen Âge, et largement dans les régions rurales, au plus près des forêts. Protégeant du froid et de l’humidité, et d’une grande solidité, le sabot a longtemps été au cœur de la vie quotidienne, notamment pour les paysans, bergers et artisans. En 1865, la corporation des sabotiers est reconnue officiellement.
Cependant, ce savoir-faire a progressivement décliné au XXe siècle avec l’industrialisation. De nouvelles machines voient en effet le jour dans la première moitié du siècle, notamment par Antonin Baudin, augmentant significativement le nombre de paires réalisées.
Source :
Histoire de sabots et de sabotiers, association Au vent de l’histoire, juin 2004. -
Le métier de sabotier consiste à fabriquer des chaussures entièrement en bois à partir d’un tronc d’arbre.
Les sabots servent encore aujourd’hui comme chaussures pratiques pour le jardinage ou les activités extérieures, mais ils ont aussi acquis une dimension patrimoniale et touristique. En effet, dans certaines régions comme Bethmale, ils sont devenus un élément du costume traditionnel et un symbole local fort.
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Le bois est le matériau principal utilisé. Il peut s’agir du bois de hêtre, de bouleau, de chêne, de noyer, de peuplier ou encore d’aulne.
Des clous, des plaques métalliques ou pièces de cuir ou de tissu peuvent également être ajoutées.
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Le sabotier travaille un bois encore vert, c’est-à-dire non séché ; il doit donc anticiper son retrait après séchage.
Après avoir découpé un bloc de bois en quartier, le sabotier procède à une première mise en forme en commençant par l’extérieur. Il façonne une ébauche selon la pointure du client, avec une scie à ruban ou avec une machine ; le tour à copier. Puis il élimine les arêtes avec une herminette, et crée les courbes avec un paroir – un long couteau.
En fonction des régions, les sabots ont des aspects différents, comme les sabots de Bethmale qui possèdent une longue pointe à l’avant. Il peuvent aussi être sculptés avec des motifs figuratifs ou géométriques.
La sabotier s’attaque ensuite à l’intérieur : traditionnellement il creuse le bois avec différents outils (gouges, tarières, cuillères, boutoirs, rainettes) afin d’évider l’espace nécessaire pour accueillir le pied. Aujourd’hui il s’aide généralement d’une machine, qui reproduit l’espace à partir d’une matrice.
Les sabots sont ensuite mis à sécher plusieurs semaines, pour les rendre solides. Pour protéger le bois contre les insectes xylophages et les champignons, ils peuvent également être fumés.
Puis ils sont poncés, parfois peints et vernis, selon le style local. Ils peuvent aussi être teintés avec des tanins, du brou de noix, etc. Des accessoires peuvent être ajoutés comme des brides en cuir.
Environnement économique
Il n’existe aujourd’hui qu’une dizaine de sabotier en France, et peu d’entre eux fabriquent des sabots à temps-plein. Ils complètent généralement leur activité en réalisant d’autres produits en bois.
Longtemps cantonné au débouché touristique, les sabots connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt, en raison de leur aspect écologique et de leur fabrication locale.
Formation
Il n'existe aucune formation à ce savoir-faire, qui s'acquiert uniquement auprès de professionnels.
Des formations au travail du bois, comme l’ébénisterie ou la menuiserie, peuvent cependant constituer une base technique.