Fabrication de tambourin à cordes
Description du savoir-faire
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Le tambourin à cordes, appelé tamborin en occitan, tom-tom dans l'usage populaire ou encore ttunttun au Pays basque, appartient à la famille des tambours-bourdons. Les instruments de cette famille, capables de produire à la fois un rythme et une ou plusieurs notes tenues, trouveraient leurs origines dans l'Antiquité. Le tambourin à cordes apparaît quant à lui au Moyen Âge.
Connu au XVIIIᵉ siècle sous le nom de « Tambourin de Gascogne », il s'est maintenu principalement dans le sud-ouest de la France, notamment en Gascogne, en Béarn et au Pays basque, ainsi qu'en Haut-Aragon, en Espagne. Au Pays basque, l'association du ttunttun avec la xirula, petite flûte à trois trous, jouée simultanément par le même musicien, est attestée dès le XVIIᵉ siècle.
Au fil des siècles, l'instrument accompagne les fêtes, cérémonies et danses populaires. Les ensembles musicaux évoluent au XIXᵉ siècle avec l'arrivée de nouveaux instruments comme l'accordéon. Après une période de recul, le mouvement de valorisation des cultures régionales des années 1970 favorise un renouveau du tambourin à cordes et contribue à la relance de sa pratique ainsi qu'à celle de sa fabrication.
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Un tambourin peut comporter de quatre à douze cordes. La qualité d'un tambourin à cordes repose autant sur sa capacité de résonance que sur sa qualité percussive.
Dans la tradition occitane et gasconne, les cordes sont généralement accordées sur la tonique et frappées à l'aide du pimbo.
Au Pays basque, le ttunttun est traditionnellement associé à la xirula. Les cordes sont alors tendues selon trois niveaux sonores principaux (ton principal, tierce et quinte) et frappées simultanément à l'extrémité inférieure de l'instrument. -
Les techniques varient généralement d’un fabricant à un autre ; mais il existe deux méthodes principales : la fabrication monoxyle et le tambourin luthier.
Le monoxyle est taillé dans une même pièce de bois ; selon trois tailles possibles : petite, moyenne et grande.
Pour le tambourin luthier, composé de cinq pièces de bois et d’une table d’harmonie, les pièces sont préalablement taillées. Elles sont ensuite cintrées avant d’être assemblées par collage. Le facteur installe ensuite le chevillier équipé des clés d'accordage ainsi que le cordier qui reçoit les cordes.
Deux chevalets assurent le maintien des cordes et la transmission de leurs vibrations à la table d'harmonie puis à la caisse de résonance. Un cavalier métallique, souvent en cuivre, est placé au niveau du chevalet supérieur. Cet élément produit le bourdonnement caractéristique qui distingue le tambourin à cordes des autres instruments.
La table d’harmonie peut être ornée de rosaces et de décorations traditionnelles ou des créations du fabricants. Elle vient fermer la structure du tambourin.
Environnement économique
Aujourd’hui le maintien de ce savoir-faire dépend directement de la vitalité des pratiques musicales régionales, des associations culturelles, des groupes de musique traditionnelle et des musiciens qui continuent à utiliser l'instrument lors de fêtes, de danses et de cérémonies.
Les fabricants de tambourin à cordes exercent généralement une autre activité de lutherie.
Formation
Il n'existe pas de formation spécifiquement consacrée à la fabrication du tambourin à cordes.
Les fabricants ont généralement une formation préalable en lutherie avant d’adapter leurs connaissances à la fabrication du tambourin à cordes.