Fabrication de velours au sabre
Description du savoir-faire
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Le velours au sabre serait apparu au XIXe siècle à Saint-Étienne, grâce au rubannier Charles Rebours.
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Le sabrage est réalisé essentiellement sur un satin de soie, le satin duchesse double chaîne ; qui présente une densité des fils importante.
L’outil utilisé pour trancher les fils, le sabre, parfois appelé tranchet, est un petit rasoir en acier très affûté car la soie est une matière très résistante. Il s’apparente à un petit scalpel.
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Le sabreur commence par contrôler la qualité du tissu, et le nettoyer. Il peut éventuellement tracer ensuite les motifs, en reportant le dessin sur un carbone blanc avant de le décalquer sur le tissu.
La sabrage proprement dit consiste à insérer la lame – le sabre – entre les fils de la chaîne superficielle du tissu pour les sectionner un à un. Ces fils de chaîne sont appelés flottés de chaîne, car ils chevauchant sur une certaine longueur un ou plusieurs fils de trame, sans être liés. Le sabreur fait ainsi glisser, dans un mouvement transversal, la pointe de la lame parfaitement aiguisée entre les fils, en soulève un et d’un geste sûr et net le tranche en prenant garde à ne pas piquer la trame, geste qui provoquerait un trou dans le tissu.
Les fils sont coupés à l’intérieur du motif à intervalles réguliers (environ tous les millimètres) pour obtenir un velours dense. Il faut faire très attention à ne pas couper un fil en dehors du motif, ni piquer la trame. Le travail se fait donc lentement, il faut parfois plus de huit heures pour réaliser dix centimètres.
Ensuite les fils coupés sont brossés de haut en bas, sur une plaque électrique. Cette opération réalisée au moyen d’une brosse en poils de sanglier permet de redresser les fils coupés et de faire apparaître l’effet « velours » à la surface du tissu.
Environnement économique
La clientèle est constituée principalement de maisons de luxe, dans la mode, ou de décorateurs pour de l’ameublement haut-de-gamme.
Les sabreurs sont généralement indépendants ou exercent au sein des ateliers des marques de luxe. Ils sont aujourd'hui moins d'une dizaine à pratiquer ce savoir-faire.
Formation
Il n'existe aucune formation à ce savoir-faire, qui s'acquiert uniquement auprès de professionnels.