Relevage-repoussage
Description du savoir-faire
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La technique du relevé serait apparue en France au XIVe siècle dans différents travaux d’armurerie et de serrurerie.
Apprécié par les architectes et décorateurs, ce savoir-faire a connu son apogée aux XVIIème et XVIIIème siècles. Il a permis de créer des décors élégants par ses découpes, légers malgré des volumes et surfaces imposants et pourtant résistants du fait des matériaux utilisés. Il s’agissait surtout de décorer du mobilier, des clôtures de chapelles, rampes d’escalier et grilles de domaines.Il subsiste encore de nos jours des ouvrages majeurs comme la grille de l’ancienne abbaye royale de Saint-Denis (aujourd’hui la maison d’éducation de la Légion d’honneur) ; les grilles, garde-corps et rampes de la place Stanislas à Nancy ; ou encore la grille de clôture de chapelle de l’hôtel-Dieu à Château-Thierry.
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Le relevage-repoussage est une spécificité française.
Il s’agit principalement de réaliser des ornements de fer : feuilles d’acanthes, fleurons, rosaces… Les professionnels pratiquant ces techniques sont appelés releveurs et repousseurs.
Le releveur-repousseur s’inscrit dans son époque en intégrant les nouvelles technologies comme la découpe laser pour les développés et le fraisage numérique pour les moules d’emboutissage.
Cependant ce savoir-faire reste majoritairement associé à des styles traditionnels anciens, et peine à se renouveler, notamment en raison d’un manque de dessinateurs-créateurs.
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Le métal utilisé pour le relevage-repoussage est principalement le fer pur, Le laiton et le cuivre sous forme de tôles, des feuilles de métal de faible épaisseur (de 0.8 à 1 mm). Ses caractéristiques peuvent varier en fonction de sa qualité.
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Le travail des feuilles fer peut s'effectuer de deux façons : le relevage au marteau ou le relevage sur le plomb.
Un dessin de l’ensemble de l’ouvrage est d’abord réalisé, puis les ornements en sont isolés. Le releveur-repousseur appréhende et anticipe les volumes pour définir le tracé de développement. Ce tracé est ensuite reporté sur la tôle, en indiquant les coupes et les zones qui devront être en saillies ou en creux selon le style de la pièce à réaliser.
Le relevage au marteau s’exécute à froid, après une découpe préalable de la feuille.
La mise en forme se fait à l’aide de marteaux à boule et à gorge (ou à panne) dans des salières en bois ou masses de plomb. Le releveur martèle le métal à petits coups. Sous l’action du marteau, le bord de la feuille se retrousse vers l’extérieur. Il commence par façonner les principaux reliefs, en relevant progressivement les décors. Il réalise ensuite les détails notamment les côtes et les nervures sur des tasseaux tranches simples ou doubles.
Pour le relevage sur le plomb, la mise en forme peut être exécutée par pressage ou emboutissage dans une masse de bois sculptée spécialement pour l’ornement. La feuille de métal est ensuite posée sur une masse de plomb. Le releveur affine les détails à l’aide du traçoir et du matoir. Les contours sont ensuite découpés avec un burin.
Environnement économique
La technique du relevage-repoussage sert principalement à la restauration d’ouvrages anciens, ou à la réalisation de production inspirée d’ouvrage ancien.
La clientèle est principalement constituée de Monuments Historiques (privés ou publics), des propriétés de particuliers. Les chantiers peuvent être situés en France mais aussi à l’international. Le releveur-repousseur est souvent en contact avec les Architectes des Bâtiments de France et les conservateurs du patrimoine.
Formation
Il n'existe aucun diplôme spécifique à ce savoir-faire, qui s'acquiert principalement auprès de professionnels.
Les principes de bases du travail du fer peuvent s’acquérir dans les formations de ferronnerie, de serrurerie et de métallerie.
Des stages d’initiation au relevage-repoussage sont parfois proposés.