Tressage textile
Description du savoir-faire
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C'est à Saint-Chamond, au nord-est de Saint-Etienne, qu'est apparue au début du XIXe siècle la première fabrique de lacets (pour chaussures et corsets) avec des métiers bois utilisant la force hydraulique. Quelques années plus tard, une autre fabrication connaît un essor considérable : le croquet ou « serpentine », qui servait à border les vêtements et sous-vêtements féminins, les abats jours et tissus d'ameublement. Les «tresses balayeuses » bordaient notamment les robes, d'autres types étaient utilisés dans la chapellerie et les colifichets. La soutache, galon étroit et plat à deux côtés apparue au XVe siècle, est destinée à cacher les coutures sur les vêtements de la noblesse et les costumes militaires. Les uniformes des hussards du Premier Empire et les tenues de scène des Beatles en sont un bon exemple. Quant aux tresses princesse, elles ornent les costumes de scène, les uniformes ou les robes de soirée.
Jusque dans les années 60, des milliers de kilomètres de tresses plates ou tubulaires sortent des ateliers de Saint-Chamond et de la vallée du Dorlay, à destination de l'Europe, des États-Unis, de l’Afrique et du Moyen Orient.
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Le tresseur fabrique des tresses plates, également appelées galons, ou tubulaires (c'est-à-dire des cordons et des lacets).
Aujourd'hui ce métier rare permet de réaliser des ornements à destination de la décoration intérieure et du secteur de la mode. Les tresseurs peuvent travailler également avec des designers textile pour explorer de nouveaux matériaux et de nouvelles applications, comme la fabrication de bijoux ou d'éléments de packaging. -
Les fils utilisés sont généralement en coton, soie, viscose ou autre matière textile synthétique.
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Le tresseur utilise un métier à tresser, machine en bois inventée au XVIIIe siècle. Il met en œuvre un savoir-faire, aujourd'hui devenu rare, tout au long du processus de fabrication. Il intervient ainsi à plusieurs étapes : le canetage soit l'installation des canettes (bobines de fil) sur les fuseaux du métier à tresser, le réglage de la machine avant et pendant le tressage - cette opération demande de la précision, les bobines étant lestées par des poids - ou encore l'assemblage-retordage consistant à ajouter une torsion au fil ou à assembler entre eux plusieurs fils identiques ou non pour faciliter l'ouvrage ou donner un effet au tressage.
Pendant le tressage proprement dit, guidés par les fuseaux du métier à tresser, les fils suivent toujours le même mouvement : de biais et en zigzag, d’une lisière à l’autre, en passant tantôt dessus, tantôt dessous. Chaque métier à tresser est conçu pour réaliser un type de tresse qui est fonction de son nombre de fuseaux.
Formation
Il n'existe pas de formation pour ce métier, qui s'apprend auprès de professionnels.