Production d'émaux pour la bijouterie et verrerie
Description du savoir-faire
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L’art de l’émail est attesté dès l’Antiquité en Égypte et en Grèce au VIe siècle avant J.-C.
Aux IXe et Xe siècles, l’influence byzantine contribue à son développement dans les ateliers monastiques d’Europe ainsi que dans les ateliers rhénans, mosans, italiens et limousins.
Du XIIe au XVIIe siècle, la technique des émaux peints fait la renommée de Limoges.
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Les matières premières sont des poudres minérales d'origine naturelle : oxyde de fer, carbonate de cuivre… Ces poudres seront associées à des liants tels que l'huile de lin ou l'essence de térébenthine.
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L'émail est un verre dans la composition associe notamment de la silice et du carbonate de soude ou de potasse. Transparent à l'origine, il peut être coloré par l'ajout d'oxydes métalliques.
Les poudres minérales sont sélectionnées selon leur couleur spécifique en fonction de la teinte finale à obtenir. Elles sont mélangées à des liants pour former une pâte puis portées à environ 1400 °C, avant d'être refroidies, broyées et tamisées. On obtient alors une poudre fine et homogène.
Environnement économique
Une seule entreprise française produit des émaux, la Cristallerie de Saint-Paul - Émaux Soyer, située en Nouvelle-Aquitaine. Elle s'adresse autant aux professionnels ; bijoutiers, porcelainiers, verriers, mais aussi industriels comme le secteur de l'aviation ainsi qu'aux particuliers.
Formation
Il n'existe pas de formation pour ce savoir-faire. Il s'apprend directement en entreprise.